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Peintures de Ronald Curchod

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Du 07/11/2019 au 18/12/2019
Cultural - Exhibition

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Peintures de Ronald Curchod

14 rue Théophile Gautier
65000 TARBES

+33 5 62 44 50 50

Description

Exposition proposée par la Ligue de l'Enseignement 65 en partenariat avec le Carmel.

C'est le silence de la nuit profonde de la forêt qui fait le cri de la chouette. C'est le vol furtif et silencieux de la chouette qui dessine le mystère de la forêt. On sait mieux, depuis Darwin, que c'est le milieu qui détermine l'occupant. Mais on sait aussi, aujourd'hui, que l'homme qui se sentirait comme le seul occupant dominant sur cette terre, sombrerait dans une grande erreur aux conséquences catastrophiques.

Ronald Curchod est là. Lui, par contre se veut modeste et presque invisible ; il veut tirer doucement les fils des entrecroisements invisibles, eux aussi au premier regard, de tout le vivant. Le peintre prend le pouls du monde au poignet et mesure les forces aimantées dans le cosmos de l'infiniment grand à l'infiniment petit.

La communication non-verbale qui court dans les œuvres de R. C. prend alors une force inouïe. Les graphismes, l'égalité des mouvements et du traitement pictural signifient fortement cette osmose salutaire de l'homme et de l'animal. Le peintre ne déloge pas abusivement la bête de son périmètre de vie mais l'y rejoint avec respect et tendresse. Dès lors, l'animal s’offre, dépourvu de réflexes défensifs, comme ce renard alangui autour du cou d'une belle. Les formes et les couleurs, gouaches, huiles ou tempéra cernent avec douceur et confiance cet espace de porosité fragile entre l'homme (sans H.), l'animal et le milieu. Le sauvage s'humanise et la domestication recule. Ici, pas de violation de frontière du vivant. C'est reposant... et plein d’espoir. Toute l'œuvre du peintre vient en écho d'Apollinaire qui parle de cette 'contrée énorme" qu'est la bonté.

Cette approche de l'animalité n'implique en rien un anthropomorphisme qui ne serait, en fait, que condescendant, une fois de plus. Tous les personnages hybrides bénéficient, sans exception, d'un traitement à égalité.
Le beau lévrier rouge de Ronald Curchod se dresse en toute tranquillité et avec sur sa tête la bougie de Georges de la Tour, comme un doux veilleur aux frontières d'un monde qui pourrait basculer, et pas forcément dans le bon sens.
Ici, pas de leçon à l'image des fabulistes. Simplement, accepter l'animal, c'est préparer un retour bénéfique sur soi. Et c'est aussi une fonction de l’art.
"Redescendons.
Ce coin de terre
A grand besoin de nous" (E. Guillevic)

René Trusses


Horaires de visite :
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h
le jeudi de 10h à 18h (en journée continue)
le samedi de 14h à 18h
sauf jours fériés